de G.C. le Mer 1 Déc 2010 22:18
Ci-dessous, compte rendu de la Réunion ICCAT qui s'est tenu a Paris du 18 au 26 novembre 2010.
Monsieur Marcel ORDAN Pdt. de la C.I.P.S. (Confédération Internationale Pêche Sportive) assistait a cette réunion avec comme invité Monsieur Jacques CHAMPOLEON, responsable commission environnement du Comité Régional FFPM PACA
Nous noterons, au préalable, que le nombre d’ONG présentes à cette réunion a été multiplié par dix depuis la réunion qui s’était tenue à Marseille.
Heureusement que toutes ne sont pas des intégristes-écolos sinon il y aurait des soucis à se faire. La totalité des grandes nations concernées étaient là pour discuter de l’avenir du thon rouge et du devenir de cette pêche.
La Libye présente, dès la première réunion, un projet visant à interdire la pêche au thon rouge pour une durée de deux ans.
On peut se poser des questions sur la stratégie du représentant Libyen.
Une proposition de mise au vote de cette proposition a été rejetée par une majorité représentant les trois quarts des CPC présents. La Libye demande aussi de ne pas reconduire le système de répartition utilisé antérieurement en s’appuyant sur le fait que 85% des prélèvements ont lieu en Méditerranée, que seuls les 16 pays limitrophes puissent se voir attribuer un TAC et en exclure les autre CPC. Cette remarque est totalement en contradiction avec le droit maritime.
Après cette précision la parole a été donnée aux ONG afin qu’elles fassent remonter leur ressentit.
L’IGFA déclare qu’elle a déposé une note visant à interdire la pêche sur les frayères identifiées.
La Confédération Internationale de Pêche Sportive demande, seule, depuis plus de vingt ans une limitation de la pression sur les frayères ainsi qu’un respect intégral des tailles minimales et des quotas, à quoi bon attirer les foudres sur la pêche sportive alors que les tensions tendent à s’apaiser.
Il est vrai que la pêche récréative n’a pu servir d’exutoire de la part de certains acteurs plus soucieux de leur avenir. Greenpeace, WWF, Robin des bois et de nouveaux verts intégristes, à notre gout, tels que PEW et OCEANA, ont fait remonter leur point de vue sur le rejet de la position libyenne.
Une réduction de la flotte de 50% minimum a été contrôlée par l’ensemble des différents CPC. Quelques cas particuliers sont soulevés et ont amené les CPC mis en cause à revoir leurs prévisions. Une étude des cas particuliers est entreprise.
L’attribution des quotas a été connue seulement le dernier après midi de la plénière. Un quota général en faible diminution 12900 tonnes pour 2011 contre 13500 tonnes en 2010. L’Europe se voit attribué 7266 tonnes mais devra rembourser la pénalité 1500 tonnes due suite à la surpêche reconnue les années précédentes. Elle a demandé un étalement de cette dette cela lui a été refusé à la majorité. Donc la France verra pour les campagnes 2011 et 2012 son quota amputé de la quantité correspondant à son trop pêché.
Des résolutions particulières visant à protéger certaines espèces de requins, océaniques, requins taupes communs et bleus, requins renards et marteaux ont été prises. La protection des tortues marines, des makaires et des voiliers était aussi à l’ordre du jour d’autres groupes de travail.
Dès 2011 une étude concernant le germon a été décidée par les représentants de l’ICCAT.
Le représentant du Sénégal, présidant le groupe de travail spécifiquement consacré à la pêche sportive a demandé que cette commission soit rapidement reconduite afin de pouvoir terminer son travail visant à une meilleure reconnaissance de cette pêche récréative. Un long travail de lobbying a permis d’obtenir une majorité en faveur de cette proposition.
Une augmentation du budget de l’ICCAT réservé aux opérations de marquage a été décidée.
Cette décision doit inciter la FFPM à reconduire ses actions, déjà menées depuis 2006 en collaboration avec IFREMER (Pr Jean-Marc Fromentin), tout en prévoyant une révision de leur organisation.
Jacques CHAMPOLEON
Responsable environnement
Comité FFPM PACA