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LES CALANQUES PHASE II

La richesse de notre passion réside dans notre capacité à la partager, sachons préserver la mer et ses ressources pour les générations futures.

Re: LES CALANQUES PHASE II

Messagede G.C. le Lun 18 Oct 2010 10:19

Parc National des Calanques



ARGUMENTAIRE SUR LES PROPOSITIONS DE ZONES DE NON PRELEVEMENT ET LA GESTION DES USAGES DE PÊCHE RECREATIVE



Au sujet des zones permanentes de non prélèvement proposées par le GIP des calanques

Le GIP des calanques au terme de concertations inefficaces propose 8 zones permanentes de non pêche éparpillées sans cohérence apparente sur l’aire du parc (carte en annexe 1).
A notre connaissance, il n’existe aucun document écrit explicitant les atouts et les contraintes de chaque zone proposée : intérêt écologique intrinsèque, connectivité, fonctionnalités, difficultés de gestion éventuelle (notamment surveillance et repérage des limites), etc.

Il nous apparaît que la disposition et le nombre important de ces réserves, pour la plupart de petites, voir de très petites tailles, est incompatible avec :

- la mise en place d’une surveillance et protection efficace
- une compréhension et acceptation globale des usagers
- l’émergence d’un effet « réserve ».

En l’état, les propositions du GIP, appuyées par un conseil scientifique péremptoire, sont élaborées sans fondement scientifique valable, ni cohérence, et paraissent même être la résultante de diverses convergences d’intérêts ou pressions politico-économiques.

En effet, les objectifs affichés par le GIP pour la gestion des prélèvements ou de la fréquentation des sites en mer sous-entendent des postulats qui restent à démontrer, au moins sur ce territoire.

La pêche artisanale est-elle la seule écologiquement acceptable ? La plongée bouteille, même avec des mouillages organisés, perturberait-elle moins les écosystèmes que la pêche sous-marine ?

700 000 usagers fréquentent ce plan d’eau chaque année, et force est de constater qu’un équilibre a toujours été trouvé entre eux : pour preuve, les réglementations existantes (il y a déjà des ZNP dans les Calanques !), et le soutien actuel des pêcheurs professionnels envers les récréatifs.

Un point cependant rassemble la communauté des usagers : la lutte contre les pratiques illicites professionnelles ou récréatives.

Ces pratiques rejaillissent sur l’ensemble des amoureux de la mer, sur leur image comme sur la ressource.

A nos yeux, le GIP et son conseil scientifique, dans leurs propositions, semblent peu se soucier des réalités des lieux.
En effet la multiplication des zones de non pêche provoquera immanquablement :
- des reports de pression très significatifs sur les zones autorisées déjà très fréquentées et les zones périphériques, dont plusieurs sites Natura 2000 en mer (Parc Marin de la Cote Bleue, Pointe Fauconnière, Embiez), eux-mêmes faisant face à des taux de fréquentation importants ;
- des conflits d’usages alors même que la création du parc devrait permettre la gestion de ceux-ci et l’aplanissement des conflits, qui d’un avis commun sont sur-évalués de la part des gestionnaires
-une difficulté accrue de la lutte contre le braconnage par la multiplicité des sites à surveiller, la complexité des réglementations à faire connaître et le balisage en mer des zones concernées.

Les usages de prélèvements de loisir ont un impact sur les peuplements, mais il n’a pas été démontré à ce jour que cet impact soit significatif au regard de la résilience des espèces concernées.
Ces usages ne causent pas de dégradation sur les milieux et les substrats, contrairement à ce qu’affirme le conseil scientifique du GIP qui confond la gestion des ressources et la protection des sites remarquables.
La gestion des ressources halieutiques passe nécessairement par l’élaboration de mesures en réelle concertation avec les pêcheurs.
Le panel des mesures possibles est vaste, et le recours à l’interdiction est une extrémité qui signe l’échec de l’intelligence collective.

Plutôt que d’interdire à ces activités l’accès à de vastes zones pour de fausse raisons, il faut maintenir ces usages qui ne sont pas des activités touristiques sans âme ni racine, mais bien un mode de vie traditionnel, un trait essentiel du patrimoine culturel d’un territoire fait de nature… et d’hommes.

Les usagers sont capables d’adopter, comme en atteste la charte d’engagement et d’objectifs pour une pêche de loisir éco-responsable signée le 7 juillet, des comportements éco-responsables et d’accepter des mesures raisonnables pour une pérennisation du milieu, des ressources et par conséquent de leurs usages.
Nos propositions:

Face à ce constat, en s’inspirant des propositions du GIP (carte en annexe 1) et sous la réserve d’une prise en compte effective des revendications présentées plus loin, trois zones permanentes de non prélèvement sont envisageables (carte en annexe 2) :

- La première zone sur le Frioul : sa situation permet une tentative de corridor écologique favorable à la circulation des poissons entre les récifs artificiels de production (Également interdits à la pêche) et l’île du Frioul.

Cette hypothèse méritera d’être validée par un programme de suivi scientifique, incluant par exemple un marquage des poissons pour tracer leurs déplacements à l’intérieur et à l’extérieur de la ZNP.

- La deuxième zone située dans l’archipel de Riou : les propositions du GIP sont inconcevables en l’état car sur les trois îles principales de l’archipel, la zone de non pêche en concerne deux dans leur totalité.
Or cet archipel est un des lieux privilégiés des pêcheurs de loisir entre la Ciotat et Marseille depuis des décennies, du fait de sa richesse, de la beauté des paysages et de la qualité de l’abri dans cette région maritime très ventée.
La proposition du GIP conduirait de façon certaine à une sur fréquentation de la seule île restante, occasionnant un appauvrissement de cette zone, générant des conflits d’usage entre les usagers de loisir ou professionnels, et la recrudescence de comportements illicites.
Cet archipel mérite toutefois une attention particulière, eu égard à sa richesse faunistique et à la qualité paysagère exceptionnelle du site.
Aussi en prenant pour base le travail du GIP nous vous proposons une zone dite de « Riou » comprenant la totalité de l île de Riou et des îlots du Petit et du Grand Congloue.
La zone proposée s’étend sur la face sud de Riou jusqu’à l’isobathe des 50 m et sur la face nord jusqu’à une ligne formée par l’alignement entre la remontée de la Bigue et la pointe ouest de l îlot du Petit Congloue.
La zone de non pêche ne comprendra pas les îlots de l’Impérial du milieu et du large ainsi que l’îlot de Mayade et le récif dit « du Mayadons » qui resteront autorisés à la pêche de loisir sur un rayon de 100 mètres, car ces 4 petits îlots représentent des hauts lieux de pratique pour nos usagers.
Au vu de leur faible superficie, il est inconcevable objectivement de les en priver.
Un corridor écologique débutera des îlots du Petit et Grand Congloue en direction de la côte qui sera également en zone de non pêche entre la pointe du Vaisseau à l’est et les Pierres Tombées exclues à l’ouest.
Cette zone de non prélèvement remarquable par sa taille et par ses caractéristiques aura l’avantage d’assurer sa fonction de « réserve » pour les espèces cibles qui pourront s’y reproduire et grandir, tout en permettant aux pêcheurs de toujours « monter aux îles ».

- La troisième zone de Cassidaigne : C’est une vaste zone sur les célèbres têtes des canyons de Cassidaigne qui permettra la gestion, la reconstitution et le maintien des populations des espèces benthiques.

Nos autres revendications:

Nous souhaitons:

- En premier lieu que pour des questions de lisibilité de la politique de gestion des pêches, les mesures de gestion de la ressource halieutique fassent l’objet d’une réflexion et d’une mise en cohérence à l’échelle nationale et des façades maritimes ; le Ministre et les différents acteurs se sont dotés en ce sens de l’outil approprié lors de la signature le 7 juillet 2010 de la Charte d’engagement et d’objectifs pour une pêche de loisir éco-responsable.

- Cette démarche fait suite aux conclusions des Grenelles de l’environnement et de la mer, et la création de nouvelles AMP ne doit pas conduire à une superposition locale de mesures incohérentes, complexes et inaccessibles aux pratiquants, impossibles à contrôler et au final non opérationnelles.

- Que soit discutée la question des quotas, des mailles, et des zones de non prélèvement (soit l’ensemble des possibles mesures de gestion de la ressource halieutique), avant la mise en place du parc et pas après sa création, et que ces dispositions soient inscrites de façon explicite, exhaustive et pérenne dans la charte du parc.

- Que dans cette réflexion soit appliqué le principe d’équité entre les différentes formes de pêche et que l’on veille à préserver l’accès à la mer au plus grand nombre, indépendamment de la condition sociale des pratiquants ; cette remarque vaut particulièrement pour les amateurs ne disposant pas d’une embarcation.

- Que les réflexions et décisions soient adossées à une connaissance locale, étayée, partagée et non partisane et soient issues d’une co-construction véritable (cf. articles 1 et 2 de la charte d’engagement et d’objectifs pour une pêche de loisir éco-responsable).
Le dire d’expert ne pourra pas fonder la gestion dans un site aussi fréquenté.

Il a été constaté à maintes reprises que le conseil scientifique du GIP n’était pas qualifié pour gérer la problématique de la pêche, et la manifestation récurrente de préjugés et d’approximations grossières a achevé de construire une défiance préjudiciable à la concertation.
Le conseil scientifique doit inclure de véritables halieutes maîtrisant l’approche écosystémique des pêches côtières méditerranéennes et les méthodes de gestion concertée.
De façon plus globale encore, une compétence en sociologie s’impose : les travaux en cours sur les inégalités écologiques dans les processus de mise en œuvre de la gestion intégrée des zones côtières (GIZC) trouvent malheureusement une illustration singulière dans la construction actuelle du Parc National des Calanques !

- Avoir l’assurance que les décisions prises avant la création du parc ne soient pas remises en cause par le directeur du parc dont les pouvoirs sont déraisonnablement grands selon les termes de la loi sur les parcs nationaux de nouvelle génération, dans le contexte d’un site urbain de Province.

- Que les différentes formes de pêche de loisir (du bord, embarquée et sous marine) soient représentées au sein du conseil d’administration du futur parc.
- La création d’une commission de gestion de la pêche (de loisir ou et professionnelle) présidée par un pêcheur. Dans l’état actuel de la concertation et des réflexions, cette commission serait utile bien avant la soumission de la charte à l’enquête publique.


Monsieur A. SASSATELLI, Resp. de la Commission des Bouches du Rhone " Chasse Sous-marine Passion" .

Monsieur J. RUSSO, Pdt du Comité de Provence de la "Fédération Nautique Pêche Sportive en Apnée"

Monsieur J. CHAMPOLEON, Resp. environnemental du "Comité Rég. Paca de la Féd. Franç. des Pêcheurs en Mer"
G.C.
 
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Re: LES CALANQUES PHASE II

Messagede G.C. le Lun 18 Oct 2010 10:28

Compte rendu de la rencontre des trois Fédérations de pêche sportive et de loisir

La FFPM, la FNPSA et la FCSMP avec Mme Chantal Jouanno


le 5 Octobre 2010 à l’Elysée


Etaient présents :

Mme Chantal Jouanno, secrétaire d’état à l’environnemen
Mr Frémont, Directeur du cabinet du Président de la république
MrTrouvillez, conseillé du ministre
Mme séverine Nitkowski, secrétaire de Mme Jouanno

Mr Jacques Champoléon, pour la FFPM (JC)
Mr Jo Russo, pour la FNPS (JR)
Mr Alexandre Sassatelli, pour la FCSMP (AS)

L’accueil fut très courtois et il nous a été exprimé par Mme la Ministre sa volonté de voir la réunion se dérouler dans un très bon climat.

Elle nous a rappelé que ce projet de parc est issu d’une volonté nationale, que la durée du débat, douze ans, était difficilement acceptable, surtout sans résultats probants. Elle nous a fait part de sa volonté d’aboutir à un consensus satisfaisant toutes les parties ainsi que de reprendre la concertation directement à partir de Paris.

AS (Alexandre Sassatelli) a entamé le dialogue en analysant l’aspect scientifique et en mettant en doutes les dires des spécialistes du GIP. Il a présenté la démarche commune aux trois Fédérations de pêche de loisir présentes ainsi qu’une proposition faisant état de seulement trois zones de non prélèvement revoyant les propositions du GIP à la baisse. Apparemment cette démarche n’a pas inquiété, leur seul souci est de trouver un accord entre la pêche de loisir et les pêcheurs professionnels qui avaient été audités la veille. Il nous a été proposé de les tenir informés de l’avancée de nos travaux.

JC (Jacques Champoleon) a pris le relais en faisant remonter certaines erreurs relevées dans le contenu de la charte concernant la règlementation actuelle. Il précise qu’il lui paraissait inutile de mettre en place de nouvelles règlementations car il existait déjà des lois régissant la pratique des pêches de loisir en France. Il a rappelé qu’une charte de la bonne pratique de la pêche de loisir venait d’être signée en présence du Ministre de l’environnement Mr Borloo.

Il a évoqué la nécessité de réactualiser les tailles minimales de captures au niveau national.

Les représentants de la pêche de loisir présents ont proposé que le nombre de zones de non prélèvement soit revues à la baisse afin de pénaliser le moins possible les usagés marseillais………et qu’il leur paraissait utile de revoir leur statu en réserve intégrale par soucis d’équité et de favoriser une meilleurs surveillance des lieux.

AS a expliqué les raisons qui nous ont amené à sélectionner certaines zones plutôt que d’autres avec des arguments imparables car censés.

JC a remis à Mme la Ministre un document sur lequel apparaissaient clairement les zones de pêche où les pêcheurs marseillais et ceux de la Ciotat avaient l’habitude de pratiquer traditionnellement leur loisir.

JR ( Jo Russo) présente l’activité de pêche sous-marine sportive et de loisir. Il explique que grâce aux actions fédérales et celles des clubs locaux un équilibre respectant l’environnement a été trouvé dans notre région. Que sa fédération et les autres ont œuvré auprès de leurs adhérents à l’éducation à la sécurité et au respect des habitats, de la faune et de la flore.

Il demande que la loi de 2006 soit amandée dans le but d’une meilleure adhésion et compréhension des usagés de ce futur parc national. Il a proposé une meilleure représentation des usagés locaux au sein du conseil d’administration du parc national. Il a dénoncé aussi certaines pratiques inacceptables de la part de certains représentants du GIP.

JC a insisté sur la problématique de tous types de compétitions en cœur de parc, le message est bien passé auprès du Ministre et du Conseiller du Président.

L’interdiction possible de l’utilisation d’engins électriques a particulièrement été évoqué car cela pénaliserait certains individus de moins bonne santé, surtout que cette pratique est autorisée par la loi. Nous espérons que cette affaire sera vite résolue car leur inquiétude concernait le nombre d’engins et d’hameçons utilisés.

Un courrier commun à l’ensemble des usagés a été remis à Mme la Ministre ainsi qu’un courrier propre aux trois Fédérations. Chaque représentant de Fédération y a joint un dossier faisant référence à ses spécificités ainsi que sa propre analyse de la Charte proposée par le GIP.

A l’évocation de tout centraliser au niveau de l’Élisée, nous nous sommes engagés à leur fournir les informations concernant l’évolution de nos travaux ainsi que les articles de journaux qui nous paraissent contradictoires.

AS renouvelle notre désir de voir les interdictions et les moyens de gestion de la ressource appliqués de façon équitable entres la pêches de loisir et la pêche professionnelles

Les trois Fédérations ont apprécié la tenue de cette réunion, l’écoute qui leur a été réservée, la tournure que prennent ces concertations mais réitèrent leur volonté de ne pas remettre de chèque en blanc à la réalisation de ce parc national des calanques et qu’elles ne signeront rien tant les propositions et les règlementations ne satisferont pas l’ensemble des usagés.

JC a rappelé ce qui avait été dit au CCRM : Il est étonnant qu’un projet qui au début était accepté par tous les usagés ai pu très rapidement rassembler autant d’oppositions.

Cette réunion a duré environ une heure quarante.

Le Comité Régional FFPM PACA
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Re: LES CALANQUES PHASE II

Messagede Le Moigne Patrice le Lun 18 Oct 2010 10:33

Merci Gérard pour toutes ces précieuses informations dans le cadre d'un projet quelque peu "épineux" mais où règne, semble-t-il, une vraie concertation ;) :ugeek:
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Re: LES CALANQUES PHASE II

Messagede G.C. le Lun 18 Oct 2010 10:37

Merci Patrice,
En ce qui concerne la concertation, tu remarqueras, je le souhaite que ceux sont toujours les mêmes qui sont a la tâche.
G.C.
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Re: LES CALANQUES PHASE II

Messagede Le Moigne Patrice le Lun 18 Oct 2010 11:01

:roll: :roll: :roll: ;) :ugeek:
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Re: LES CALANQUES PHASE II

Messagede G.C. le Mer 17 Nov 2010 08:52

Le Moigne Patrice a écrit::roll: :roll: :roll: ;) :ugeek:


Mon Cher Patrice,

Il serait bien que notre revue préférée se fasse l'écho de ces prises de position menées par des Associations qui souhaitent et qui prennent part aux débats afin de défendre au mieux nos activités halieutiques.

Gérard Crosetti

Lettre ouverte à Monsieur Nicolas SARKOZY
Président de la République Française


Marseille, le 12 novembre 2010



Monsieur le Président,

Nous sommes plus d’un million à avoir la chance de vivre au cœur d’un formidable patrimoine environnemental dont les calanques de Marseilleveyre sont le joyau. Leur beauté sauvage contribue largement à attirer, dans notre Région, quelque 35 millions de touristes chaque année.

C’est pourquoi nous tous, cabanoniers, chasseurs, pêcheurs, plaisanciers, plongeurs, randonneurs, vignerons, nous tous habitants, professionnels ou usagers, qui bénéficions de cet espace exceptionnel, nous réjouissons d’autant plus sincèrement de votre volonté de le protéger que nous en avons été les meilleurs garants au fil des décennies….

Hélas, le projet de Parc National des Calanques qui semble se dessiner aujourd’hui ne paraît absolument pas correspondre à cette ambition.

Une concertation erratique, où la démagogie l’a trop longtemps disputé à l’opacité, à l’autoritarisme et à l’arbitraire, n’a pu engendrer une légitime défiance. Et les rencontres qu’ont multipliées, ces dernières semaines, votre directeur de cabinet et Madame la Secrétaire d’Etat à l’Ecologie n’ont malheureusement pas suffi à dissiper nos inquiétudes et à apaiser nos déceptions.

Les dimensions humaine et locale de ce projet essentiel pour Marseille et pour sa région ne paraissent en effet toujours pas prises en compte. Et l’on semble s’appliquer à transformer en gâchis une belle exigence. Nous ne pouvons que le déplorer.

Aussi, nous en appelons à votre sagesse pour que la protection de nos calanques ne s’engage pas au détriment de notre culture, de nos modes de vie et nos traditions. Et pour que se concilie harmonieusement ce double impératif environnemental et humain qui conditionne durablement notre quotidien ainsi que l’avenir de nos enfants.

Il nous appartient, tous ensemble, de dépasser les rigidités de certains schémas administratifs, les projets de financiarisation de la biodiversité et les incantations dogmatiques qui ne peuvent que condamner ce projet de Parc National à l’échec. Et de faire preuve, au contraire, d’imagination, d’exigence et d’ambition collective.

Nous comptons sur vous pour initier cette démarche nouvelle. Vous pouvez compter sur notre détermination à y prendre toute notre part.

Par avance, nous vous en sommes reconnaissants et vous assurons respectueusement, Monsieur le Président, de notre profonde considération.

Joseph RUSSO
Président de l’Association des Amis de la Rade et des Calanques
amisradecalanques@aliceadsl.fr

Pour :
Association de l’Appellation Bandol Association des Calanquais de Sormiou  Association des Usagers des Cales de Mise à l’Eau de Méditerranée  Calanques Marseillaises Libres  Cercle Nautique et Touristique du Lacydon  Chambre Syndicale des Professionnels du Nautisme  Club de la Mer  Collectif des Amis de la Rade  Comité Ecologique de Sauvegarde de la Ciotat  Fédération Chasse Sous-Marine Passion  Fédération Française des Pêcheurs en Mer  Fédération Nautique Pêche Sportive en Apnée  Groupement Nautique de Callelongue  Ligue de Voile de la Région PACA  Prud’homie des Pêches de Marseille  Prud’homie des Pêches de la Ciotat  Prud’homie des Pêches de Cassis  Société de Chasse du GIC des Calanques  Société Nautique de Marseille  Syndicat des Vignerons de Cassis  Union Nautique de Sormiou  Union Nautique Provençale  Vieux-Port Cœur de Marseille  Yachting Club de la Pointe Rouge
G.C.
 
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Re: LES CALANQUES PHASE II

Messagede Le Moigne Patrice le Mer 17 Nov 2010 11:55

Merci Gérard pour ces nouvelles dont le magazine en fait déjà écho puisque le forum est un média à part entière de Côt&Pêche. Je sais que tu aimerais aussi que la lettre paraisse sur le papier mais l'espace n'y est pas extensible et nous ne pourrions satisfaire toutes les nombreuses informations que nous recevons déjà. Encore merci d'en faire le suivi pour nous tous ;) :ugeek:
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Le Moigne Patrice
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